PAIRE DE CANDÉLABRES EN BRONZE DORÉ – BARBEDIENNE ET LIÈVRE – XIXE SIÈCLE –

Edouard Lièvre (1828-1886) et Ferdinand Barbedienne (1810-1892).
Paire de candélabres japonisants.
Bronze doré. 
Signés F.Barbedienne.
Vers 1870.

Hauteur : 30 cm
Largeur : 14,5 cm

Candélabres en bronze doré sur une terrasse signée. La bobèche ajourée d’un motif floral est tout à fait typique des dessins fournis par Edouard Lièvre, qui collabora avec Ferdinand Barbedienne notamment pour la création de pièces d’inspirations japonaises et orientalisantes.

En effet, Lièvre est l’un des précurseurs dans la redécouverte de l’art japonais après l’ouverture du pays à l’Ouest et sa participation à l’Exposition Universelle de 1967. La modernité passe par un goût ambiant pour l’exotisme, mêlé à un imaginaire foisonnant que Lièvre exprime au travers de compositions stylistiques de haute qualité et la collaboration avec les plus grandes maisons parisiennes telles de Sormani, Christofle et Barbedienne.

C’est le cas de cette paire de candélabres qui reprend le motif japonisant et tortueux de la branche de cerisier supportant les deux bobèches, associé à des ornements floraux entrelacés ainsi qu’à des têtes de lions.

Né à Nancy, Edouard Lièvre a été formé dans l'atelier du peintre académique français Thomas Couture avant de se tourner vers la conception d'arts décoratifs. Parmi les principaux clients de Lièvre figuraient l'actrice Sarah Bernhardt, la courtisane Louise-Emilie Valtesse de la Bigne et Albert Vieillard, directeur de l'usine de céramique de Bordeaux et enthousiaste des débuts du Japonisme.

La suite de meubles conçue pour Vieillard comprenait le Cabinet Japonais actuellement au Musée d'Orsay à Paris. Après la mort de Lièvre, son domaine a été vendu dans deux ventes aux enchères en 1887 et 1890.

Ces enchères ont été félicitées par la presse: «Depuis longtemps, les amateurs d'art ont eu l'occasion de voir aux enchères une collection remarquable comme le travail du Maître récemment décédé. Ses créations feront l'histoire ... "(voir Connaissance des Arts, n ° 228, Un créateur inspiré par Roberto Polo, page 8).

On croit que la plupart de la collection a été vendue à George et Henri Pannier. Les frères Pannier ont produit des versions modifiées des dessins de Lièvre, dont l'une des variantes de son Cabinet Japonais qui a été vendue au Grand-Duc Vladimir de Russie et est maintenant à l'Hermitage à Saint-Pétersbourg.

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