OTTO EERELMAN – DEUX BARZOÏS –

Otto Eerleman (1839-1926).
Deux barzoïs dans un intérieur.
Huile sur toile.
Signée en bas à droite.
Hors cadre : 60x90 cm
Cadre compris : 98x120 cm

Otto Eerelman était un peintre, aquarelliste, dessinateur connu pour ses scènes de genre et d’animaux, principalement des représentations de chevaux et de chiens.

Il a également officié comme portraitiste à la cour néerlandaise, notamment pour la princesse Wilhelmine (1880-1962).

Eerelman a d’abord étudié à l’Académie « Minerva » de Groningue puis à l’Académie d’Anvers avant de faire un court passage à Paris et à Bruxelles où il se spécialise comme peintre de figure.

Après avoir enseigné à Groningue entre 1867 et 1874, il s’établit à la Haye en 1875, il est intégré aux circuits artistiques du Pulchri Studio et de la Hollandsche Teeken-Maatschappij et se spécialise dans la peinture animalière dans les années quatre-vingt où il réussit dans toutes les facettes de cette spécialisation : portraits d’animaux, scènes de cirque, scènes de chasse… Il réalise non seulement de nombreuses commandes pour la noblesse, mais il est également engagé à plusieurs reprises pour réaliser des portraits de la famille royale néerlandaise lors d’évènements officiels.

En 1902, il déménage de nouveau à Groningen, le patronyme de « Rembrandt du Nord » ne le quitte plus, il est inclus dans l’Ordre de la Chambre d’Orge et reçoit la citoyenneté honoraire. De par sa position dans la cour, il est anobli à l’âge de quatre-vingts ans, une rue de la ville prend son nom et il s'éteint à Groningue en 1926.

L’une des œuvres les plus connues de l’artiste est aujourd’hui conservée au Rijksmuseum, il s’agit de « L’entrée de la reine Wilhelmine à Frederiksplein », un grand format de 140x200 cm. D’autres œuvres de l’artiste sont conservées par des musées, notamment ceux de Haarlem, Leyde et Rotterdam.

En dépit de la notoriété qu’il a acquise au cours de sa vie, il est tombé dans l’oubli au milieu du XXe siècle et c’est seulement récemment que son travail a été redécouvert. En effet, la qualité de sa peinture ainsi que l’attrait des sujets représentés ont œuvré à ce regain de succès lors des ventes publiques qui ont connu des records d’enchères. Il a également fait l’objet d’une importante rétrospective en 2015 au musée de Nienoord à Leek.

Cette huile sur toile reprend l’un des sujets de prédilections du peintre auquel il doit son succès auprès de la cour néerlandaise et de la noblesse qui le pressaient de commandes afin d’avoir leurs animaux de compagnie favoris immortalisés au sein de leur intérieur.

Les deux chiens sont représentés alertes mais sereins, l’un pose ses yeux sur le spectateur comme s’il prenait part à la scène, tandis que l’autre semble regarder un autre personnage situé hors champ. Le raffinement dont était capable la main de l’artiste, qui était connu comme l’un des meilleurs peintres animaliers de sa génération, s’exprime dans le contraste de matières entre la fourrure des animaux, celle de la peau sur laquelle ils prennent place, la carrelage géométrique et l’étoffe qui se déploie en fond sur une boiserie.

Bibliographie : Harry J. Kraaij, Otto Eeerelman: Groninger kunstenaar, 1839–1826. Scriptum Art, Schiedam 2012

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