HERCULE FARNÈSE – XIXE SIÈCLE

Hercule Farnèse.
Bronze à patine mordorée.
Début du XIXe siècle.

H. 23,5 cm.

La célébrissime sculpture de l’Hercule Farnèse par Glykon d’Athènes datable du IIIe siècle aujourd’hui conservée au musée archéologique de Naples a été reproduite de nombreuses fois dès sa découverte lors de la Renaissance. Mais le sujet avait déjà connu un succès immense aux temps antiques, comme l’atteste le fait que cet original romain est en fait une copie d’un bronze grec probablement réalisé lors de la période classique par Lysippe ou l’un de ses proches et que d’autres copies antiques, de diverses échelles, sont connues.
Ce succès s’explique par la virtuosité du sculpteur dans l’impressionnante représentation de la musculature du héros, mais aussi par l’iconographie qui rappelle avec une certaine discrétion teintée de poésie, quelques-uns des douze travaux réalisés par le demi dieu. Ainsi, il semble se reposer quelque peu nonchalamment contre sa massue drapée dans la peau du lion de Némée, et il tient dans sa main les pommes des Hespérides. Son attitude, la puissance de son corps exprimée par la musculature et la poigne qui enserre les pommes comme s’il s’agissait de simples billes donnent toute la mesure de son statut de demi-dieu.
S’adaptant aux mœurs de son temps, le sujet a connu une variation après la Renaissance : une feuille couvrait pudiquement le sexe du héros dès le XVIIe siècle, avec l’interprétation de Jean Cornu (1650 – 1710) pour Versailles.
Notre Hercule reprend donc ce modèle à la feuille, il présente la particularité d’être travaillé sur la terrasse, ce qui atteste d’une belle qualité d’exécution qui le distingue de la plupart des reproductions.

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