CHARLES-LOUIS CLÉRISSEAU – PAIRE DE GOUACHES – 1790 –

Charles-Louis Clérisseau (1721-1820).
Vues de Tivoli.
Paire de gouaches sur papier.
Signées et datées Clérisseau 1790 en bas à droite.

Longueur 49 cm Largeur 40 cm

Elève de Germain Boffrand, Charles-Louis Clérisseau est un architecte et peintre français reconnu, d’abord, pour son travail en architecture par l’obtention du Prix de Rome en 1746. Il vit à Rome de 1749 à 1754, où il se lie d’amitié avec Piranèse. Il se fait alors connaître de Robert Adam, qui apprécie ses nombreuses représentations de monuments antiques inspirées du maître italien Panini. Il accompagne ce dernier lors de son voyage du Grand Tour de 1755 à 1757 et réalise de nombreux croquis et dessins lors de ce périple qui les amène jusqu’en Dalmatie. Les deux artistes deviennent des fondateurs du mouvement architectural qui amorce le néoclassicisme.

L’artiste connaît le succès dès les années 1770 avec des nombreuses commandes en France et à l’étranger.

Créé pour l'hôtel particulier de Laurent Grimod de La Reynière, situé à l'angle de la rue Boissy-d'Anglas et de l'avenue Gabriel à Paris, il exécuta en 1775 le premier décor à l'antique de la ville, inspiré des découvertes de Pompéi et de Herculanum.

En 1785, Thomas Jefferson, alors ambassadeur des États-Unis en France, lui demanda des dessins inspirés de l'Antiquité pour le Capitole de Virginie.

Il est ensuite nommé architecte de la Cour Impériale de Russie sous Catherine II, il est aussi membre de l’Académie impériale des Beaux-Arts.

Charles-Louis Clérisseau fait partie des artistes qui ont amorcé la mode des architectures antiques à la fin du XVIIIe siècle.

Nos deux gouaches sont typiques de la production de l’artiste, les alentours de Rome, et notamment la ville de Tivoli étaient prisés pour leur ruines antiques mêlées à une nature luxuriante. L’une de nos peintures représente le ponte Rocco de Tivoli, et l’autre, un pont de pierre naturel se trouvant dans la campagne alentour.

Des gouaches et des dessins de Clérisseau se trouvent au Louvre, aux musées d'Orléans et de Rouen ; ils sont nombreux à Saint-Pétersbourg (Ermitage ; plus de 1 100 dessins acquis par Catherine II, dont une sélection a été exposée au Louvre en 1995) et en Angleterre : à Londres (British Museum, Soane Museum, V. A. M.) ainsi qu'au Fitzwilliam Museum de Cambridge.

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